[RÉFLEXIONS] Stay on the ground

Prendre l’avion comme on prend le vélo, voyager loin tous les week-end, mois ou années : voilà l’attitude la plus paradoxale des néo-écolo que nous sommes. Cette réflexion a démarré suite à la lecture d’une tribune publiée dans Libération et titrée « Nous ne prendrons plus l’avion ».

Thaïlande | Bangkok | 2016

Ce questionnement a un goût particulier à quelques jours d’un grand départ au Japon. Une chose est sûr, il invite à repenser son lien au voyage et à la “consommation” du monde.

« Un A/R Paris – New-York en émet 2,5 t par passager. Autrement dit : entre une année de vie en France (déplacements quotidiens pour aller travailler, chauffage, consommation électrique, alimentation…) et une semaine de vacances à Bali, mon impact sur le réchauffement du climat est strictement le même. »

Nous ne prendrons plus l’avion – Libération

Le transport en avion a littéralement supprimé la notion de distance, de continent, voire de frontière. On sort du boulot, on file à l’aéroport et, quelques heures plus tard, on se retrouve déjà au bout du monde. Est-ce vraiment un progrès ?

Après tout, le trajet a toujours fait parti des plus beaux récits de voyage. C’est d’ailleurs la première étape, une sorte de période tampon entre notre vie de tous les jours et l’aventure qui se profile. Et surtout, c’est une merveilleuse occasion de faire des rencontres et des découvertes imprévues. Alors pourquoi ne pas ralentir, réapprendre à parcourir de longues distances en transports “doux” et explorer les merveilles autour de chez soi ?

« Ici est un ailleurs comme les autres. »

Nous ne prendrons plus l’avion – Libération

Vélo, voiture, bus, train, bateau, etc. Il y a tant de façons de découvrir le monde sans le détruire. Je souhaite qu’à l’avenir, le trajet fasse de nouveau partie du voyage. Et tant mieux s’il est lent, si le temps semble long et si on s’ennuie. Notre rythme de vie est bien assez rapide tout le reste de l’année.

L’objectif de ce genre de réflexion n’est pas de se culpabiliser de prendre l’avion, mais de réfléchir et voir si, à l’avenir, on peut faire autrement. Voici quelques pistes :

  • Essayer de voyager plus près de chez soi.
  • Éviter les vols nationaux et intra-Europe (en faisant du co-voiturage ou en prenant le train, par exemple).
  • Privilégier les vols internationaux sans escales et rester plus longtemps sur place (pour « amortir » le coût énergétique du voyage).
  • Militer pour que le kérosène soit taxé, au même titre que l’essence.

Pour tirer le fil et aller plus loin :


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